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Sur un air de Xirüla : Il y a plusieurs façons de se sentir Bayonnais…

Publié le 02/06/2014 à 11h16, dans Chroniques | par Xübero
Sur un air de Xirüla : Il y a plusieurs façons de se sentir Bayonnais…Bien sages les demoiselles de Lagunt eta Maita de Pau dès la descente du car. © J-P. A

Les réseaux, dits sociaux, se répandent en ces premiers temps de cerises sur les meilleures façons de se sentir Bayonnais. J’en ai connu de bien bonnes dans le genre, et celle qui m’accroche, je la dois à Philippe Lesgourges. Il estime que la bonne approche remonte à 1980, année du rassemblement folklorique organisé à Bayonne par la fédération des danseurs basque Euskal Dantzarien Biltzarra.

Il écrit : « Quand tu as connu l’immense Dantzari Eguna de 1980 où des milliers de danseurs défilaient en ville et dansaient au stade St Léon, qu’au même moment l’Aviron avait gagné le Du Manoir contre Béziers et que La Réal était vice-champion de la Liga …»

A vrai dire j’ai connu le temps où la danse basque était richissime au point de compter deux fédérations de danseurs, “Dantzari” et “EDB” et de remplir stades et frontons. Les temps ont changé et la mixité de l’époque a laissé la place aux danseuses, les danseurs ayant émigré vers d’autre sport que la danse basque – eh oui c’est du sport ! Si je m’en réfère à mon cas personnel, j’ai été incorporé dans le Bataillon de Joinville dans son annexe paloise du camp du Hameau, avec pour sport pratiqué, avec autorisation, dans le civil, la danse basque. Un papier signé du colonel commandant l’EIEPS de Fontainebleau m’y autorisait. Alors, ce brave commandant Poirier m’adressait une convocation pour le dimanche, et cela me permettait d’aller danser à droite et à gauche et de sortir de l’environnement militaire pour me costumer en danseur basque.

Les rugbymen jouaient au rugby, les pelotatis à la pelote (n’est-ce pas Ferdinant Daguerre) moi je dansais. Ainsi ce dimanche à Uzein (photo), à l’occasion du championnat de France de Labour. Le photographe Montagne, de Pau, avait réalisé ce cliché en un temps ou les appareils à moteur n’existaient pas et les Rolleiflex rendaient un “piquant” de photo assez excceptionnel. Il fallait cliquer sur le bouton au terme de l’ascension de la jambe et pas à un autre moment. Le talent de l’opérateur rend ce cliché rarissime !

Le rugby, le football, la pelote basque et le badmington ou les caniques (!) ont récupéré ces garçons qui n’apprenaient plus à lancer la jambe à croiser bâtons, épées et boucliers. C’était le temps des vaches grasses avec, notamment, Orai-Bat qui envoyait simultanément une troupe en Allemagne et une autre au Portugal.

Souffle d’avenir à Hendaye

Avec le rassemblement d’Hendaye, organisé pour 1 300 petits danseurs  venus de 33 groupements de la région, un vent d’espoir à soufflé avec l’association Iparraldeko Dantzarien Biltzarra, le soutien de la mairie de Hendaye, Akelarre qui fêtait pour l’occasion son quarantenaire, l’ikastola de Hendaye. Une belle organisation hendayaise pour accueillir une trentaine d’autobus dont certain venu du Béarn voisin avec les danseuses de Lagunt eta Maita, amicale des Basques de Pau et des environs. Et un soleil qui n’a pas contrarié la mise en place de chacun à une place déterminée sur cet espace de la Bidassoa.

Avec animation matinale, pique-nique pour les jeunes, repas au restaurant pour les plus anciens, spectacle l’après midi au même endroit. Le tout pour 5 € de droit d’entrée. Fallait pas s’en priver.

Cette journée m’a rempli de joie. Voir ces jeunes obéissant à leurs dirigeants pour se placer là où leur lieu était réservé, m’a rappelé des souvenirs d’un autre âge. Bravo à tous ces enfants, et à leurs accompagnateurs, moniteurs, musiciens. Ils ont donné là l’exemple d’une belle jeunesse qui sait se tenir quand il faut, s’amuser quand c’est permis.

Les groupes présents étaient tous de sociétés connues et reconnues. Des récentes et plus anciennes. Ainsi, on notait la participation d’Akelarre, Ikasleak, Begiraleak, Erberuako dantzariak, Lagunt eta Maita, Oinak Arin, Aintzindariak, Elgar Oinka Garaztarrak, Bunuztar Xoriak, Hergaraiko Izarrak, Izartxo, Leinua, Lagunekin, Polliki, Biez-Bat, Ataitze, Angeluarrak, Goiz Argi, Alaiki, Ote Lore, Bithindarrak, Iruski, Goixtiarrak, Arrola, Denentzat, Ezpela, Primadera, Jeikadi, Zirrikolatz, Burgaintzi, Urtsuko Xoriak et Zazpiak Bat.

Et dans ce panel de danseurs labourdins et bas-navarrais on a aussi remarqué quelques souletins (Xübero) qu’accompagnait l’artiste Jean Bordachar. Urhats Berriak rassemble des jeunes de Larrau, licq, Esquiule, Mauléon et Musculdy. Les entrechats et les “frisat” étaient à leur programme.
 

Mots clés : Danse, Culture
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