Vous êtes sur : Accueil › Château d’Ilbarritz : Bruno Ledoux « jusqu’au bout de ses rêves » ?

Château d’Ilbarritz : Bruno Ledoux « jusqu’au bout de ses rêves » ?

Publié le 10/03/2016 à 07h00, dans Patrimoine | par Alexandre de La Cerda
Château d’Ilbarritz : Bruno Ledoux « jusqu’au bout de ses rêves » ?Bruno Ledoux et Ilbarritz. © DR

Périodiquement, le sort de cet emblématique autant qu’énigmatique monument de la côte basque revient sur la scène de l’actualité. Après avoir appartenu pendant de nombreuses années à l’épouse du restaurateur étoilé d’Eugénie-les-Bains, l’avenir du château d’Ilbarritz semble se dessiner à partir de son acquisition en 2014 par l’entrepreneur Bruno Ledoux, qui vient de déposer à la mairie de Bidart un dossier pour la création d’un hôtel de luxe.

 

près avoir été cloîtré dans un isolement absolu sur fond de rumeurs contradictoires, tout avait commencé il y a quelques années lorsque l’annonce de la mise en vente du château d’Ilbarritz, parue dans plusieurs quotidiens internationaux, du « Financial Times » londonien au « Figaro », ayant fait grand bruit... Mais, si plusieurs acquéreurs potentiels avaient proposé une esquisse de projet pour en étudier la faisabilité auprès des administrations concernées, ce n’est qu’à l’été 2014 qu’Ilbarritz a été acheté par Bruno Ledoux.
« C’est quelque chose qui vous prend aux tripes : une maison unique pour une personne unique, un fou original qui allait jusqu’au bout de ses rêves » ; c’est, avec le sublime et imprenable paysage environnant, ce qui a fasciné l’entrepreneur qui avait déjà des attaches sur la côte basque. Passionné de surf, l’homme d’affaires et de médias Bruno Ledoux en a créé de nouvelles depuis lors, avec le rachat du magazine « Surf Session » et son entrée dans le capital du Biarritz Olympique (avec son partenaire Benjamin Guf et) afin de « faire béné cier le club de leur savoir-faire dans la gestion et le développement des outils de communication, notamment dans le domaine du numérique ». Déjà actionnaire d’Altice Media Group (Libération, l’Express et la chaîne d’information I24 News) fondé par l’homme d’affaires Patrick Drahi, son but serait de « créer un groupe média leader dans les sports extrêmes et la météo spécialisée ».

Une réglementation très contraignante

Pour en revenir à Ilbarritz, Bruno Ledoux avait commencé par envoyer en décembre dernier son représentant un juriste pour annoncer un dépôt de dossier de déclaration de projet, une démarche qui présente un avant-projet à l’administration afin qu’elle juge de sa faisabilité. En l’occurrence, la mairie, la DDTM pour la loi littorale, l’Architecte des Bâtiments de France (voyez page suivante) et la DRAC pour intervention sur le monument historique. Finalement, le projet a été déposé très récemment à la mairie de Bidart. Malgré l’extrême réserve observée par la municipalité, l’Architecte BF et Bruno Ledoux lui-même, il serait question d’un hôtel de luxe avec la cinquantaine de chambres nécessaires (au moins) à la rentabilité de ce type d’établissement. L’ancienne aile Sud serait refaite des deux côtés.

Forcé d’« épargner » la salle principale du château, le projet pourrait également placer des aménagements en souterrain dans la butte qui fait le tour du château, soit un genre d’espace troglodyte au pied de l’édifice.

Mais ce site comporte un nombre impressionnant d’exigences en matière de protection et de règlementation contraignante :

- la protection monument historique impose que la salle principale de l’orgue soit conservée dans sa volumétrie sans recoupement d’un plancher.

- la protection au titre de la loi littorale est très contraignante : la zone naturelle proche du rivage espace remarquable empêche toute urbanisation et limite fortement la constructibilité.

- le secteur est en zone de falaise instable

- le terrain est très petit et entouré d’un golf qui donne l’impression que le château est accompagné d’un grand jardin, mais ce n’est pas sa propriété.

Par ailleurs, l’édifice est dans état sanitaire déplorable. Les photos des dispositions anciennes décors, lambris, cheminée, orgue Cavaillé-Coll en place, etc. prouvent à quel point on a perdu du lustre ancien. Au dire des spécialistes du patrimoine, le projet de Bruno Ledoux devra ainsi dé nir « ce qu’il faut restituer et ce qu’il faut évoquer ».

1 COMMENTAIRE »
Par AYCAGUER ROBERT JEAN PIERRE
Le le 10/03/2016 à 18h30
Bonjour a tous a la fin des années 60 - pas hier donc- je frequentais ce chateau a deux titres : chaque jeudi ou presque pour accompagner mon pere dans la restauration permanente du chateau ; mon pere etait à l 'epoque menuisier ebeniste à biarritz et un ami personnel de monsieur maciaux le proprieteaire dynamique ! ; le week end retour au chateau pour apprendre nos chants nos partitions nos morceaux avec mes amis avec les conseils avises de mr maciaux excellent pianiste et astrologue !! on jouait de temps en temps dans la salle de l'orgue pour assurer des thes dansants ouverts au public de la region on jouait de temps en temps au casino municipal de biarritz ! l 'orchestre ye - ye que javais concu se nommait LES METEORS EN SOUVENIR DU GROUPE LES SPOUNICKS voir son histoire sur you tube et ailleurs a cette époque deja mr maciaux se plaignait du mauvais etat de la structure des menuiseries la mer s'infiltre partout ..il se demandait si ce chateau avait ete concu pour traverser les siecles ou juste pour satisfaire une passion musicale transistoire ? par contre le son musical passait bien entre la salle de l' orgue ou on jouait et le rez de chaussee ou mr maciaux nous ecoutait bien sur il ya aurait encore bien des choses a dire sur cette epoque .. si certains d'entre vous veulent ens avoir plus vous pouvez me joindre a email hconvivial@gmail.com robert
REAGIR »

Identifiez-vous

Enregistrez-vous

^ Haut de page