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"Avec deux pauvres, on n'a jamais fait un riche !"

Publié le 22/07/2015 à 07h00, dans Soule | par Propos recueillis par Gilles Choury
Le président de la communauté des communes de Soule Xiberoa, Dominique Boscq, est favorable au projet de communauté urbaine du Pays basque.
Dominique Boscq, le président de la communauté de communes de Soule Xiberoa, est favorable à l'union des 158 communes du Pays basque. © Gilles Choury

Où en est-t-on du projet de gouvernance du Pays basque ?

Il y a des experts qui travaillent pour nous faire des propositions et un groupe de travail a été créé entre les élus des 10 intercommunalités actuelles du Pays basque. Ce qui est proposé en terme de gouvernance, c'est une communauté urbaine sur tout le Pays basque avec un conseil formé d'au moins un représentant par commune, plus des représentants liés au poids démographique.
En plus du conseil, il y aurait le bureau qui tiendrait compte des équilibres démographiques et le biltzar des maires qui aurait également un rôle. Mais je dis bien aurait, car tout est loin d'être encore arrêté, ni validé par les élus.


Ce serait la fin des 10 communautés de communes actuelles ?

Non. Elles pourraient être transformées en syndicat intercommunal, avec en gros la même composition qu'aujourd'hui et géréraient des compétences transférées par la communauté urbaine ou les communes. Ce serait le cas des compétences de proximité, comme les crêches, la petite enfance le CIAS ou les services à la personne. Elles seraient financées par une dotation de l'agglo et gérées localement.

 

Quel est l'intéret de ce double système ?

A l'heure où on parle de grande région, elle aurait un poids important dans le nouvel ensemble régional. Ce serait la seconde en terme de population, derrière l'agglomération bordelaise. En terme de compétences, elle aurait les siennes propres, plus celles que pourraient lui transférér la région et le département. Et en maintenant des syndicats intercommunaux, on pourrait continuer à apporter des services au plus près de la population.


Vous employez beaucoup le conditionnel, rien n'est donc encore acquis ?

Non, c'est loin d'être fait. Il faut que la loi Notre soit votée au parlement pour que l'on y voit plus clair. Et il faudra que les communes votent après que nous ayons bien affiné le projet, notamment en ce qui concerne la fiscalité ou encore les compétences, celles au niveau de la communauté urbaine et celles laissées au niveau local.
Au final, c'est M. le préfet qui a lancé ce projet et qui aura le dernier mot. Mais quoi qu'il en soit la nouvelle structure devra être mise en place pour le 1er janvier 2017. Et si elle n'aboutit pas, ce n'est pas du tout sûr que la communauté de communes de Soule reste telle qu'elle est.


Quel intérêt aurait la Soule d'intégrer cette nouvelle structure ?

Il faut voir cette nouvelle entité, pas par rapport à la situation actuelle, mais par rapport à celle des années à venir : qu'est ce que l'on pourra faire seul, alors que les baisses de dotations sont déjà effectives et que les subventions vont fondre comme neige au soleil ?
Actuellement en Soule, on a un budget qui tient la route et on investit. Mais dans 3/ 4 ans, même en faisant des économies, on ne pourra plus faire les choses comme aujourd'hui.


On a l'impression que le président de la communauté des communes de Soule est favorable à la nouvelle strcucture...

Il faut affiner le projet, mais j'y suis plutôt favorable. Je n'ai jamais eu peur des autres, des plus grands que nous. Quand il a fallu créér la communauté de communes en Soule, certains disaient que Mauléon allait nous manger, allait tout commander. Ca ne s'est pas passé comme ça. On a aussi investi sur le canton de Tardets où il y a des services comme la crêche ou le centre de loisirs. Et ils n'auraient pas pu voir le jour sans le soutien de la Soule entière.
Et peut-être qu'on est aujourd'hui à un tournant : si on veut garder des services ici, il faudra être ensemble, dans une même structure entre côte et intérieur.
Si le choix final c'était de mettre la côte dans une communauté urbaine à part et l'intérieur dans une autre structure ou dans deux ou 3 autres, la solidarité ne jouerait pas. Et avec deux pauvres, on n'a jamais fait un riche.
Alors que le schéma en discussion actuellement, a le double avantage de créér une agglomération de poids régional tout en gardant une structure et des services au plus près des habitants.

4 COMMENTAIRES »
Par François François
Le le 23/07/2015 à 16h15
Et hop on ajoute une nouvelle couche au mille-feuille basque !
Par sylvain chinchou
Le le 10/02/2016 à 07h14
très intelligent et très respectueux de la part d'un président de communauté de communes vraiment chapeau monsieur bosc vous feriez mieux de démissionner et sur le champ.malheureusement vous avez beaucoup de semblables en soule d'après les commentaires que je peux lire sur la presse locale.
Par sylvain chinchou
Le le 10/02/2016 à 12h39
monsieur bosc,pour sortir une plaisanterie pareille vous etes sorti l'école nationale de l'administration non?
Par sylvain chinchou
Le le 10/02/2016 à 20h34
monsieur bosc en ce qui vous concerne de quel clan vous considérez-vous?je pense pas en tout cas des plus intelligents.
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