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Alterocerveau : une salle de sport... pour les méninges

Publié le 05/02/2014 à 08h00, dans Bidart/Bidarte | par Noé Philippot
Quatre étudiantes en Master à l’IAE de Pau-Bayonne lance un projet de stimulation cérébrale pour les personnes âgées atteintes d’Alzheimer à l’Ehpad Ramuntxo de Bidart.
Alterocerveau : une salle de sport... pour les méningesManon Latour, Marie Noussitou, Marion Fonteneau et Estelle Beyrand. © DR

Estelle Beyrand, Manon Latour, Marion Fonteneau et Marie Noussitou sont toutes les quatre étudiantes en première année de Master en Management des organisations sanitaires et médico-sociales à l’IAE de Pau-Bayonne. Dans le cadre de leurs études, elles devaient réaliser un projet d’accompagnement dans le secteur médico-social.

« Nous avons rapidement décidé de réaliser ce projet autour de l’accompagnement des personnes âgées, et particulièrement celles atteintes par la maladie d’Alzheimer. Au départ, le but du projet était d’aider ces personnes à faire reculer la maladie, mais après avoir discuté avec quelques professionnels de la santé, nous nous sommes rendu compte que c’était trop ambitieux. Notre  projet, baptisé Alterocerveau, s’est donc orienté vers la stimulation cérébrale de ces malades, à travers différentes activités », explique Marie Noussitou.

Rencontres intergénérationnelles

Les étudiantes ont ensuite contacté l’Etablissement d’hébergement de personnes âgées dépendantes (Ehpad) Ramuntxo à Bidart, pour organiser ces activités de stimulation cérébrale avec les pensionnaires de l’établissement.

Et pour rendre le projet plus vivant, elles ont eu l’idée d’associer la classe de CE2 de l’école Jean-Jaccachoury de Bidart au projet. « Douze élèves vont participer et pourront réaliser les activités de stimulation cérébrale en équipe avec les personnes âgées. C’est un vrai plus, car ces rencontres intergénérationnelles seront très bénéfiques des deux côtés. Par exemple, nous avons demandé aux élèves de préparer un questionnaire sur les conditions de vie d’autrefois pour la première séance. Cela leur permettra de faire connaissance avec les personnes âgées, tout en découvrant de nouvelles choses, tandis que les malades feront travailler leur mémoire ».

Stimuler le cerveau

Pour décider des activités à proposer aux personnes âgées, les quatre étudiantes ont fait des recherches auprès des accompagnateurs et animateurs de centres comme l’Ehpad.

«  Il y a trois activités particulièrement efficaces pour stimuler le cerveau de personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer », précise Manon Latour. « Le chant, qui fait travailler la mémoire et permet aux malades de redécouvrir des mots qu’ils n’utilisent pas souvent. La stimulation de l’odorat et du goût, qui  permet de faire travailler la mémoire psychosensorielle. La gymnastique douce, qui permet d’améliorer la coordination et la réflexion tout en pratiquant une activité physique ».

Manon et ses camarades ont donc prévu trois demi-journées d’activités, chacune axée sur un de ces thèmes.

Trois journées d’activités

La première après-midi, qui a eu lieu jeudi 30 janvier à l’Ehpad Ramuntxo, était dédiée au chant. La séance a commencé avec le tirage au sort des équipes, composées à chaque fois d’une personne âgée et d’un enfant.

Ces derniers ont ensuite pu questionner les résidents de l’Ehpad sur les conditions de vie d’autrefois, avant de chanter les chansons apprises en classe pour l’occasion. L’après-midi s’est terminé avec l’interprétation de La Romance de Paris par les résidents et les élèves.

La deuxième est prévue le 13 février et aura pour thème l’odorat et le goût. Estelle Beyrand et ses amies ont prévu une sorte de dégustation ludique en équipe : « Les enfants et les résidents auront les yeux bandés et différents goûts et textures leur seront proposés : à eux de les deviner ! Une grille sera à remplir et la première équipe qui y sera parvenue aura gagné ».

La dernière séance aura pour thème la gymnastique douce, avec des jeux de ballons ou un petit parcours sportif. « Nous voulions faire une séance de gymnastique, mais il faut prévoir des activités très faciles. Pour n’importe qui, faire cinq rotations avec le bras gauche paraît anodin, mais il n’en est rien pour une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ».

Enfin, élèves et résidents se retrouveront une dernière fois le 20 mars pour clore le projet autour d’un goûter organisé par les parents d’élèves.

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