Nouvelle mortalité de poissons sur l'embouchure de l'Adour
Depuis quelques jours, des poissons morts, orphies ou poisson-aiguille, sont apparus échoués sur les rives de l’embouchure de l’Adour et vraisemblablement sur les fonds du fleuve. Un nouvel épisode de mortalité qui rappelle celui d’octobre 2008, d’une plus grande ampleur, touchant plusieurs catégories de poissons du fleuve sur le long de l’estuaire, depuis l’embouchure de l’Adour jusqu’au niveau d’Urt.
Pour l’association de l’Information Défense de l’Environnement de l’Adour et du Littoral (IDEAL) « la réponse des autorités, en appui des observations scientifiques selon elles, a été des plus vague à l’époque. »
L’association rappelle que les autorités préfectorales ont usé de leur prérogatives régaliennes, en interdisant la commercialisation et la consommation d’anguilles et d’autres poissons de l’Adour et des Gaves pour cause d’imprégnation de leurs chairs aux polychlorobyphéniles ou PCB.
Mais les autorités n’ont toujours pas annoncé leur détermination à identifier les auteurs de ces rejets. Pour IDEAL, ils sont pourtant connus « puisque d’origine industrielle et ou d’utilisation non maîtrisés de ces produits. Les autorités contrôlent... et ne font que constater les dégâts écologiques et sanitaires qui s’accumulent dangereusement pour en arriver à cette décision dramatique en 2011. On ne peut plus consommer le poisson de l’Adour et des Gaves ! Vive le progrès productiviste ».
Le cadavre des orphies sont donc un nouveau signal d’alarme de ce qui se passe dans les eaux de l’Adour et que l’œil humain ne peut apprécier directement. L’association rappelle l’urgence que soient mobilisés et mis en œuvre les moyens matériels et humains de surveillance des écosystèmes en même temps que la mise en place des technologies propres qui évitent tout rejet dans les milieux naturels, eau, air et sol.




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