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Le merlu, trésor du Pays Basque

Publié le 11/02/2012, dans Saint Jean de Luz | par La Semaine du Pays basque
PECHE - Régulièrement, dans cette nouvelle rubrique Terroirs et territoire, La Semaine vous emmènera à la découverte d'un produit phare de la gastronomie locale, et des hommes et femmes qui le font vivre. Alors que le ministre de l'Agriculture et de la pêche était présent sur le port de Ciboure vendredi dernier (lire encadré ci-dessous), zoom sur le merlu de ligne.

Cette année encore, la pleine saison du merlu de ligne commencera en mars et s'achèvera fin juin-début juillet. A Saint-Jean-de-Luz, tous les métiers de la pêche artisanale et de la ligne vont à nouveau se retrousser les manches et se mettre au travail. Sur place, environ une quinzaine de navires ligneurs de moins de 12 mètres sont déjà équipés pour la pêche à la palangre (deux flotteurs balises et une ligne sur laquelle se succèdent poids et flotteurs). Ils partiront en mer filer et mouiller leurs 1 500 hameçons appâtés de sardines, qui seront relevés quelques heures plus tard. Car tout réside dans cette particularité : le poisson est pêché et débarqué à la criée dans la journée. Là, le merlu de ligne reçoit son "pin's" après divers contrôles. David Milly, directeur de la Coopérative des artisans pêcheurs du sud (Capsud), précise que "sa fermeté et sa couleur bronze dorée uniforme sont des indicateurs de qualité. Celle-ci est due au peu de temps, moins de 48 heures, qu'il y a entre le débarquement de la pêche et la mise en vente en criée". Une valorisation par "pin's" qui met en évidence le produit haut de gamme que de nombreux restaurateurs ont ajouté à leur carte. Ces contrôles sous criée sont liés au respect d'un cahier des charges bien précis : poisson pêché à la ligne, étiquetage, marées inférieures à 12 heures, zone de pêche qui se situe dans le Golf de Capbreton, ou fosse de l'ancien Adour. Tout en étant près de la côte, elle est très profonde en raison d'une forte pente : c'est le lieu de vie de prédilection du merlu.

Une économie locale à protéger
Les pêcheurs de Saint-Jean-de-Luz n'échappent pas à la dure réalité d'une économie libérale au niveau européen : face à la concurrence très forte de la pêche palangrière espagnole par de plus gros bateaux vendant dans des ports voisins, l'identification et la reconnaissance de cette petite pêche artisanale est donc une nécessité. D'autant que, pour les marins pêcheurs, le budget de fonctionnement est aussi très lié au prix de la sardine, principal appât pour la pêche du merlu, dont le coût a beaucoup augmenté ces dernières années. En outre, la labellisation permet de développer la commercialisation vers l'extérieur auprès de grands restaurants et une consolidation du marché dans le Sud-Ouest. Convaincue de cette nécessité, l'organisation de producteurs Capsud, présidée actuellement par Patrice Jurnet et dirigée par David Milly depuis 2008, travaille avec l'Institut des milieux aquatiques (IMA) pour valoriser les produits de la pêche, dont le merlu à la ligne (lire encadré ci-contre). Objectif : lui conférer ses lettres de noblesse sur toutes les tables de France et d'Espagne, principalement en Euskadi et Navarre. Ce sont tous les pêcheurs des ports du golf de Gascogne, d'Hendaye à Capbreton, en passant par Bayonne, Saint-Jean-de-Luz et Ciboure, qui se mobilisent dans ce sens, pour continuer à vivre dignement de leur travail.

PARTEZ A LA DÉCOUVERTE DU MERLU DE LIGNE, DES GENS QUI EN VIVENT ET DU PORT DE PÊCHE DANS LA SEMAINE DU PAYS BASQUE 958 ACTUELLEMENT EN KIOSQUES

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