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Démission : Alain Afflelou tue la rumeur

Publié le 18/01/2012, dans Jean Dauger | par Jean-Philippe Ségot

La dernière fois que nous nous sommes parlé, j’ai eu beaucoup de retours de nos lecteurs, très intéressés par le concept de l’image pour quelqu’un qui est chef d’entreprise – plus qu’un chef d’entreprise parce que c’est votre nom qui est vraiment devenu une marque. Je crois que ça vous a permis de rentrer dans l’histoire d’un grand club en dehors de votre passion. Ça m’amène à vous demander la chose suivante : est-ce que vous pouvez suivre l’Aviron Bayonnais quoi qu’il arrive dans son histoire à venir ? Evidemment, dans des succès vous ne pouvez que vous en féliciter, mais est-ce qu’il y a une obligation – soit de se maintenir dans le Top 14, soit d’avoir de très bons résultats – pour que cette aventure se poursuive avec le nom Afflelou ?
- Je crois que c’est dans L’Equipe d’aujourd’hui que l’on m’a posé cette question. Les gens sont inquiets et pensent que je suis là que parce que ça marche. Mon passé parle pour moi ; je ne suis pas là pour glaner des lauriers ou gagner de l’argent, je suis là parce que cela me plaît. Je l’ai dit, mais je vous le redis : le club n’appartient pas à un président ou à un conseil d’administration, les hommes passent mais le club doit demeurer. Notre objectif est donc que le club aille le plus loin possible et qu’il donne le maximum de joie à tous ses supporters. Pour moi, la question ne se pose même pas. Je vous ai dit tout à l’heure que l’échec appartient à l’aventure, il faut faire en sorte qu’il y ait plus de succès que d’échecs. Aujourd’hui, nous traversons une passe difficile, ça ne remet absolument pas en cause l’existence du club, et pour moi ça ne remet pas en cause ma présence dans le club. Quoi qu’il arrive, tant que les supporters, tant que le public, tant que les collectivités locales, tant que les gens auront envie que je reste avec eux, je resterai. Je ne partirai que si je suis dans cette problématique ou si le bon Dieu décide de me faire disparaître. Je ne m’approprie pas le club ; le club ne m’appartient ni de près ni de loin. Je suis un élément dans l’histoire de ce club qui vient se greffer pour apporter une pierre ou pour franchir une étape. Je serai donc là tout le temps, tant que l’on aura besoin de moi et que je sentirai que je suis le bienvenu.

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