Rendez-vous en janvier
Rendez-vous en janvier
Le nouveau parti de la gauche abertzale doit être officialisé le mois prochain, quoi que fasse ETA.
Le négociateur Brian Currin et les divers courants de la gauche? abertzale (plus Esker batua) caressent un rêve : qu'ETA annonce son dépôt définitif des armes avant la fin de l'année. Il reste peu de temps pour que ce rêve se réalise, et Olentzero ?n'a pas coutume d'assurer les cadeaux au monde politique. Mais sait-on jamais...
Ce qui est sûr par contre, c'est qu'en dépit du scepticisme affiché par le PP et le PS, la gauche souverainiste affirme de plus en plus haut et fort qu'elle?y croit. Après la réunion de Pampelune du 27 novembre, où furent?lancées les bases d'un futur parti politique susceptible de retrouver la voie légale pour participer aux élections régionales de mai prochain, elle continue jour après jour à enfoncer le clou. Au début de cette semaine, elle a même rendu publique une position encore plus " progressiste ".
Toujours à Pampelune, les amis d'Arnaldo Otegi, lequel demeure incarcéré en détention provisoire pour sa tentative de reconstruction de Batasuna, ont indiqué que leur futur parti verrait le jour officiellement en janvier et présenterait un cahier des charges conforme à la légalité, telle que l'entendent aussi bien l'Espagne que l'Union européenne. Les porteurs du projet précisent cette fois que, non seulement le futur parti rejettera catégoriquement la violence et ne s'engagera que sur le chemin de la démocratie, mais qu'il fera savoir qu'il refuse la violence d'ETA si l'organisation n'a pas déposé les armes d'ici là. C'est une nouveauté de taille, qui pourrait certainement accorder un plus au futur parti. Décider de s'engager sans attendre la position prise par ETA , voilà qui a dû surprendre les pires pourfendeurs des ex de Batasuna, le PP et le PS. Il n'en demeure pas moins qu'un cessez-le-feu définitif aurait un effet puissant sur la communauté internationale, qui relancerait à coup sûr les radicaux dans le grand bain électoral.
On comprend dans ces conditions que les " héritiers " de Batasuna multiplient les déclarations confiantes en une paix prochaine. Ils estiment que le moment est venu, que l'organisation saura prendre ses responsabilités et donc la bonne décision. Certains, qui ont sans doute les bons contacts, affirment même qu'ETA est aujourd'hui en accord avec le grand projet abertzale, et qu'elle saura donner le signe fort attendu assez tôt pour laisser toutes ses chances à ce parti démocratique. ETA a les clefs, il suffit qu'elle s'en serve.
En attendant, les gens de la gauche radicale ont planté quelques banderilles dans le cuir des partis institutionnels avec des phrases comme : " Nous, on se met complètement à nu, il serait temps que les autres partis ôtent les vêtements qui cachent leur ambiguïté. "?




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